Parution 29 mille lieux de Juillet, Août.

 

PLAISIR PARTAGÉ AUX VIVIERS DE PENFOULIC Nichés dans l’Anse de Penfoulic, face au Cap Coz, les Viviers de Penfoulic produisent des coques, des moules et des palourdes grises, et proposent aussi des huîtres naturelles captées en mer et affinées sur site.  « Nous vendons également des palourdes roses, des praires et des vernis des Glénan, ainsi que des tourteaux, araignées et homards, pêchés au casier par des pêcheurs locaux » précisent les sympathiques conchyliculteurs, Béatrice et Fabien. « Au fil des saisons, nous voyons évoluer nos produits et c’est une satisfaction de tous les instants. Et notre cadre de travail est idyllique ! » Le plaisir est partagé par l’amateur de coquillages et crustacés, d’autant plus qu’il lui est possible de prolonger le moment par une sympathique dégustation sur place, attablé face à l’Anse. Une adresse à partager... ou à conserver jalousement ! Plateau de fruits de mer sur commande Aux viviers de Penfoulic, Route de Beg an Aer, La Forêt-Fouesnant - 02 98 56 83 89 auxviviersdepenfoulic.jimdo.com Tous les jours de 9h à 12h30 et de 15h à 19h, sauf le dimanche après-midi 

 

HISTOIRE(S) DE CHARRUES ET D'ASSIETTES

 

Deux agronomes cuisinières à la découverte 
de(s) Histoire(s) du patrimoine culinaire

Au vivier de Fabien et Béatrice 

 

 

Dans le petit bâtiment en bois tout en longueur qui s’ouvre sur l’anse de Penfoulic, Fabien et Béatrice se sentent comme dans « le plus beau bureau du monde ». Les grands panneaux en bois qui les protègent en cas de gros temps sont ouverts sur la mer, qui s’avance et se retire paresseusement sur leurs parcs à coquillages. Béa et Fabien ont trouvé ici un mode de vie qui convient à leur philosophie : les coquillages qu’ils produisent et vendent essentiellement en direct ne sont « pas de la bouffe… derrière, il y a une histoire du produit et un plaisir gustatif ».

Béa et Fabien se sont créé leur petit univers les pieds dans l’eau, à l’abri des regards et des routes touristiques. Pour arriver jusqu’à leur vivier, visible seulement depuis la baie et même inaccessible par grand coefficient de marée, il faut être un joggeur averti habitué aux fronts de mer ou connaître l’endroit et vouloir son kilo de palourdes. Ici, les clients, pour la plupart des habitués, sont comme des amis : chaque vente de coquillages donne lieu à une discussion amicale ou à quelques échanges taquins.

Béatrice et Fabien sont face aux embruns, les pieds dans la vase, toute l’année. Ils prennent seulement le luxe de deux jours de congés, le 25 décembre, et le 1er janvier… pour que Béa aie « le temps d’ouvrir tous ses cadeaux ! ».

Sinon, vous les trouverez toujours chaussés de leurs bottes, le sourire aux lèvres, à vaquer tranquillement entre leurs mannes de coques, les huîtres à ouvrir et les clients à servir. Ni Béatrice ni Fabien ne sont nés dans le coquillage… Mais pas de doute, pour eux, s’installer ici a été le bon choix !

Du chiffre à l’humain 

Béa et Fabien ont tous les deux fuit la « folie et la dictature du chiffre », lui de son travail de cadre dans des grands groupes, elle d’une entreprise qui faisait de la revente de coquillages à plus grande échelle. À cette obsession du chiffre, ils ont substitué leur attachement pour le contact avec leurs clients. Malgré leur amour du travail bien fait et leurs choix forts sur leur éthique de production et de revente, les coquillages passent presque au second plan dans leur discours : pour eux, c’est les clients d’abord ! 

Fabien, de son ton apaisé, peut parler des heures de sa découverte du contact direct avec les clients, et du plaisir qu’il en retire personnellement ! Et certaines réactions de collègues indélicats lui hérissent le poil : comment peut-on répondre à un client qui indique avoir eu un crabe vide que « la prochaine fois, il aura plus de chance » ? C’est impensable pour Fabien, qui se fait une fierté de servir chacun comme il aimerait lui-même être reçu, et sans distinction de classe. Que vous soyez un homme d’affaires à commander des huîtres pour un grand festin ou le pépé du village venu prendre 500 g de moules, vous serez reçu de la même façon. « Et le pape ou le président viendrait, ce serait pareil ! » 

Pas de Ferrari, pas de Rolex… ils ont raté leur vie ! 

Faisant fi de l’obsession du chiffre et du toujours vendre plus, Béatrice et Fabien ont donc trouvé un autre équilibre, entre produit de qualité et clients choyés. S’ils ne s’étendent pas sur la rudesse et l’exigence de leur métier, ils admettent avec humour avoir renoncé au superflu : Fabien annonce sans ambages avoir passé le cap des 40 ans sans Rolex et sans regrets, et Béatrice, pas très amatrice de montre, préfère renoncer à une Ferrari ! 

Sans jamais qu’ils se plaignent, on devine pourtant que cette nouvelle vie n’est pas toujours une promenade de santé : le métier est dur, physique, et exigeant. Après avoir travaillé un temps avec le précédent propriétaire, Béa s’est installée là la première… et cette Bretonne de caractère prend vite les choses en main ! Malgré tout son respect pour son prédécesseur, elle ne mâche pas ses mots pour décrire l’état des lieux à ses débuts, un « poulailler abandonné » sans toit et ouvert à tous vents ! Derrière ces piques racontées avec humour, des dizaines d’heures passées là transie, à travailler dans le froid sont encore bien fraîches dans sa mémoire ! 

Même en ayant le nez à longueur de journée dans les moules, coques et palourdes qu’elle produit, Béatrice ne se lasse pas des coquillages, et « pourrait en manger sur la tête d’un pouilleux ». Fabien, avec son léger accent du Sud, a sans doute un peu moins d’eau de mer dans le sang, et ne semble pas du tout tenté par l’option du pouilleux. Pourtant, quand il s’agit de nous emmener patauger dans la vase pour tester la réalité du terrain, c’est lui qui enfile ses bottes ! Et du haut de son année d’expérience, il maîtrise avec aisance le déplacement en terrain visqueux sans même y laisser une botte… ce qui ne sera pas le cas de tout le monde ce jour-là ! 

Une fois les pieds dans la vase, Fabien entre dans le vif du sujet : comment diable fait-on pousser une coque, une huître ou une palourde ? Dans la baie qui est entièrement découverte à marée basse, de tout petits coquillages sont « semés » dans la couche superficielle depuis le bateau prévu à cet effet, la plate. Il s’agit ensuite de s’armer de patience, puisqu’il faut environ deux ans pour obtenir un coquillage « à taille »… et pendant ce temps-là, on ne peut guère faire plus que de les écouter pousser (et les protéger contre les féroces bancs de dorades royales) : drôle de culture, donc ! Armé d’un râteau et de quelques mannes, Fabien nous montre comment il les récolte : à marée basse, il racle la superficie de la vase pour y déloger délicatement les coquillages et les mettre dans les mannes. Il n’y a plus qu’à répéter l’opération sur toute une bande, en prenant soin de matérialiser la zone déjà récoltée : impossible de la repérer en surface ! 

Les huîtres, quant à elles, ont un statut un peu à part : il est aujourd’hui presque impossible de les faire grandir dans l’anse qu’ils exploitent. Il se fournissent donc en huîtres naturelles auprès d’un producteur qui les a élevées pendant près de quatre ans. Pour finir en beauté leur parcours, elle rejoignent l’anse de Penfoulic pendant un mois pour être affinées, et ainsi s’imprégner du merroir local, pendant maritime du terroir. 

Ostréiculture. Les huîtres de Penfoulic voyagent à travers la France

Ouest France 21/12/2017

C’est la période de l’année où les journées sont trop courtes aux Viviers de Penfoulic à La Forêt-Fouesnant (Finistère). Avec le sourire, Fabien et Béatrice multiplient les heures pour satisfaire les amateurs de coquillages. Des amateurs qui dégustent leurs huîtres jusqu’aux pieds des pistes de ski !

« Sur les trois dernières semaines de l’année, nous ne sommes pas trop de six ou sept personnes, confirme Fabien entre deux coups de téléphone. Pareil pour les volumes de coquillages dans les viviers, qui sont environ multipliés par cinq. » Des horaires à rallonge, bien souvent après 22 h, par choix de fournir de la qualité. « Nous emballons nos coquillages au dernier moment pour garder une qualité optimale. On sait que sur la période de fin d’année, et notamment Noël, les consommateurs sont encore plus exigeants en termes de qualité et ne veulent pas être déçus. Notre politique est d’être « aux petits oignons » pour nos clients. » « Les Vosges, les Alpes et les Pyrénées ! » D’autant que pour la deuxième année, une nouvelle activité est venue se greffer : grâce ChronopostFood, une filiale de Chronopost dédiée aux ostréiculteurs, on peut déguster des huîtres de Penfoulic en 48 heures maxi partout en Europe. Fabien, qui en cette période de « rush » n’a plus trop le temps d’aller sur ses parcs, même s’il chausse encore un peu ses cuissardes, délègue à des confrères l’essentiel de son travail sur site. En ce moment son quotidien se passe plutôt accroché à son téléphone.

 

« Les clients que nous rencontrons l’été pensent à nous pour les fêtes, sourit Fabien. Pour le moment l’envoi de colis reste une petite niche qui nous donne de la visibilité mais qui devrait progressivement prendre de l’ampleur. Nous avons déjà envoyé des huîtres aux quatre coins de la France. Dernièrement nous en avons livré dans les Vosges, les Alpes et les Pyrénées ! »

Viviers de Penfoulic. Suivez le guide
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/la-fort-fouesnant/viviers-de-penfoulic-suivez-le-guide-25-08-2017.

L'office de tourisme propose tout l'été une sortie nature inédite autour de la visite commentée des ports et des viviers de Penfoulic. Ce rendez-vous a rassemblé, hier, une vingtaine de personnes, sous la conduite de Julie Barre, membre de l'office de tourisme. Après avoir découvert le vieux port et le port de plaisance actuel, le groupe s'est rendu à pied aux viviers de Penfoulic pour y découvrir les secrets de la conchyliculture. Ils ont été accueillis par Fabien Laupies et sa compagne, Béatrice Le Meur, qui ont repris les viviers en décembre 2014. Le couple produit dans ses parcs, qui recouvrent deux hectares, pas moins de dix tonnes de coques par an, 500 kg de palourdes grises et deux tonnes de moules. Concernant les huîtres naturelles, ils ne font que l'affinage.

Entre 18 et 24 mois pour obtenir une coque


C'est Fabien qui a pris en charge le groupe, Béatrice s'occupant des autres visiteurs, assistée par Gaston, le chien mascotte des lieux, qui raffole des coques. « Nous produisons coques, palourdes et moules sur notre parc. Les coquillages sont ensuite purifiés et vendus. Il faut entre 18 et 24 mois pour obtenir une coque à taille dans notre parc. Nous sommes des chercheurs d'or blanc, mais menacés par les daurades royales qui sont de grands prédateurs pour nos coquillages », a expliqué Fabien. Le groupe a découvert avec surprise les fameuses huîtres triploïdes, dites des quatre saisons, des huîtres génétiquement modifiées. Un moment assez drôle dans la visite, la présentation par Fabien de deux tourteaux, dits dormeurs, mais très éveillés devant un public. Il a voulu montrer à son auditoire comment distinguer le mâle de la femelle mais cette dernière a eu tendance à se rebeller à coups de pinces, visiblement mécontente de cette présentation. Après le côté théorique, tous ont été invités à découvrir les viviers. Une belle visite qui s'est terminée par une dégustation. 

Pratique 
Les Viviers de Penfoulic, route de Beg An Aer. Tél. 02.98.56.83.89.

Des idées de spots pour pique-niquer en Pays fouesnantais 

Ouest France Publié le 

Les Viviers de Penfoulic

C'est l'un des meilleurs spots de la région. En plus, si l'on est amateur de fruits de mer ou de langoustine (les commander avant), pas la peine d'amener son pique-nique. Et, si l'on est végétarien ou adepte du pâté, jambon, Béatrice et Fabien ne verront aucun inconvénient à vous voir déballer vos victuailles sur leurs tables... à condition bien entendu de leur commander au moins une douzaine d'huîtres ou de palourdes.

Slow Food complètement à l'ouest : Rencontre des conviviums bretons !

Publié le 6 mai 2017 par Valérie Gentil

Dimanche, c'est la conchyliculture -soit l'élevage de mollusques en général- qui nous a livré ses secrets et ses enjeux Aux Viviers De Penfoulic, chez Fabien Laupies et Béatrice le Meur.  Dégustation à l'appui, Béatrice et son enthousiasme nous ont raconté leur travail aux champs, même si ces derniers sont sous la mer. Installés à la Forêt-Fouesnant, les viviers commercialisent huîtres, coques, palourdes grises et roses, bigorneaux et vernis. Fervents défenseurs de la biodiversité, Béatrice et Fabien n'exploitent que des coquillages naturels. Les huîtres, notamment, ne sont pas des huîtres triploïdes stériles nées en écloseries, mais des huîtres nées en mer. Les naissains viennent d'un élevage que nous connaissons bien aux "Pt'its Beurrés", pour avoir organisé avec Jean-Noël Yvon et Tifenn,  une rencontre-débat-dégustation autour de l'huître naturelle à la librairie "Les Bien Aimés" à Nantes, autour du très bel ouvrage de Catherine Flohic sur le sujet. Mais les huîtres d'une même origine, affinées dans la ria d'Etel et dans l'anse de Penfoulic n'auront pas le même goût. A l'instar d'un cépage, la notion de terroir marque le coquillage comme le vin. Même si on n'a moins l'habitude de parler de notion de "merroir", c'est pourtant ça ! Qualité de l'eau, richesse en plancton, équilibre de la population de prédateurs, non, la conchyliculture n'est pas un long fleuve tranquille. Surveillance bactériologique, prélèvements, entretien des parcs (afin qu'ils de s'envasent pas), l'élevage de tout ce petit monde à coquille n'est pas de tout repos.  Forts de ces savoirs, conscients de la somme de travail, de connaissance et de savoir-faire requis, la dégustation n'est pas la même...

 

La Forêt-Fouesnant. Aux viviers de Penfoulic, dégustation nature

 

Publié le 20/12/2016 sur Ouest France

 

·         Fabien et Béatrice proposent de déguster leurs produits à côté de leurs viviers de l'anse de Penfoulic (Finistère), les pieds dans le sable, face à leurs parcs. | Ouest-France

·          Par Philippe GUÉGAN.

 

Les Viviers de Penfoulic à la Forêt-Fouesnant (Finistère) ne se contentent pas de proposer des huîtres naturelles. Sur l’heure de midi on peut y déguster des fruits de mer, au soleil, en pleine nature.

Reportage

C’est une perle que l’on a envie de garder pour soi, un lieu hors du temps. Quelques dizaines de mètres de sable à fleur d’estran, posé face à un paysage surprenant. Un petit coin de nature brut. À marée basse, quand la mer découvre les parcs à huîtres, le paysage est presque lunaire. Les dunes de vases, aux reflets argentés, intriguent la pupille. À marée haute, le plan d’eau bien abrité, accueille cygnes et oies bernaches. L’anse de Penfoulic à la Forêt-Fouesnant (Finistère) se mérite.

 

Du bois et du sable au bord de l’eau

Sur les bords de l’anse, habillé d’un bardage bois, les Viviers de Penfoulic s’intègrent parfaitement dans le paysage. Pas d’enseigne clinquante, pas de bitume. Juste du bois et du sable au bord de l’eau. Tout est raccord. On y arrive en roulant sur la plage, et à marée basse, c’est sur la grève que l’on laisse sa voiture.La portière tout juste claquée, à peine le temps de jeter un coup d’œil au bassin, que le sourire de Béatrice vous intercepte dès l’entrée du vivier. Ici c’est son domaine. La Concarnoise y a ramené Fabien dont l’accent du sud de la France contribue aussi à la bonne humeur qui règne au vivier. « On travaille ensemble, explique la conchylicultrice. Nous avons repris les Viviers Olivier en décembre 2014. On a tout cassé et on a tout remonté. »Depuis deux ans, les lieux ont bien changé. Le bâtiment a reçu un bardage et surtout un toit qui protège les bassins de la chaleur estivale et les occupants des intempéries hivernales.

Des creuses et des plates

 

Tous les coquillages proposés à la vente ne sont pas systématiquement produits sur le site. « Sur nos parcs, nous faisons de la coque, de la moule, de la palourde grise et un peu d’huîtres. Les huîtres, c’est plus pour s’amuser. C’est un peu pour voir comment cela fonctionne. Celles que nous travaillons ne sont que des naturelles. Nos huîtres sont nées et ont été captées en mer, en Charente et en baie de Morlaix. Nous sommes en relation avec un ostréiculteur traditionnel. Il n’y en a que 89 en France, sur 3 600 ostréiculteurs recensés… »

Les viviers sont nichés dans l'anse de Penfoulic. | Ouest-France

Les larves viennent se fixer sur des tuiles passées à la chaux. Les jeunes naissains rejoignent la rivière d’Etel, riche en calcaire. Une huître traditionnelle va mettre 4 ans pour atteindre sa taille adulte contre 2 ans et demi pour une huître née en écloserie. Ça, c’est pour les creuses. Parce qu’à Penfoulic on propose aussi des plates. « On travaille avec deux fournisseurs, dont un étranger. La plate française est devenue dure à trouver. Il n’y a pas eu de captage il y a 4-5 ans du coup, Il y en a très peu de disponibles. »Au Vivier de Penfoulic, on peut aussi croiser de la palourde rose, de la praire et des vernis récoltés aux Glénan.

Dégustation les pieds dans l’eau

 

Dernière petite confidence, à ne pas trop divulguer. À Penfoulic, le midi, attablé face à l’anse, il est possible de déguster des fruits de mer accompagnés d’un verre de vin blanc. « Nous ne sommes pas un restaurant, nous sommes sur le domaine public maritime. Nous avons le droit de faire goûter nos coquillages crus. Nous pouvons cuire des bigorneaux où des langoustines, à la commande. Les clients viennent acheter leurs produits cuits et rien ne les empêche de les déguster sur les tables que nous mettons à disposition. Par contre, pour les produits cuits, ils doivent apporter leurs assiettes et leurs couverts. »Béatrice et Fabien proposent, pour accompagner ce moment à part, citron et vinaigre d’échalote. Une formule plutôt douce pour le porte-monnaie. Pour 8 € le couple vous fournira 6 huîtres accompagnées d’un verre de vin. Juste une dernière chose, primordiale, pensez à apporter le pain et le beurre.


Fouesnant les Glénan

 

le guide de l’Office de tourisme N°2 >> 2016/2017

 


Les viviers de Penfoulic, une adresse de charme

 

Publié le 08/07/2015 sur Ouest France

 

Fabien Laupies et Béatrice Le Meur accueillent la clientèle des Viviers de Penfoulic

·         La Forêt-Fouesnant compte deux ostréiculteurs, les Viviers de La Forêt et les Viviers de Penfoulic. Cette dernière enseigne, plus artisanale, est située sur l'eau, au fond de l'anse de Penfoulic, face au vieux port du Cap-Coz. On y accède en tournant à droite au feu tricolore du bourg de La Forêt (en venant de Fouesnant) et en roulant tout droit jusqu'à la plage. Béatrice et Fabien y accueillent leur clientèle et conseillent sur les différents crustacés et coquillages proposés à la vente.

Créés en 1955 par la famille Cariou, les viviers ont été repris en 1997 par Éric Olivier, qui depuis fin 2014, les a cédés à Béatrice Le Meur et Fabien Laupies, Éric Olivier gardant la partie production de coques, palourdes et moules sur les 5 ha de parcs qu'il exploite. Les huîtres, grande spécialité locale, sont naturelles, c'est-à-dire issues d'un captage en pleine mer. Elles viennent de chez un petit producteur du Morbihan, et sont affinées ici pendant quinze jours à un mois.

C'est de ce séjour en bassin que vient leur goût très iodé. « Les huîtres sont comme un terroir de vignoble, chaque zone d'affinage leur donne leur goût et leur spécificité. Nous n'avons pas de problème avec les mois en R, car nous utilisons une technique naturelle de délaitage. Pour éviter qu'elles soient laiteuses, elles subissent un choc thermique, un passage dans une eau plus fraîche après un bref séjour en eau un peu plus chaude. Nous nous refusons à produire des huîtres triploïdes, nous voulons un produit le plus naturel possible. »

Les Viviers de Penfoulic ouvrent tous les jours en saison, sauf le dimanche après-midi. On y trouve des huîtres, des coques, palourdes et praires (tous les coquillages sont dégorgés et dessablés en bassin submersible oxygéné), des moules et bigorneaux, des langoustines en fin de semaine, et, sur commande, des homards ou des plateaux de fruits de mer. Il sera possible d'ici une quinzaine de jours de déguster sur place les produits locaux, quelques tables seront mises à disposition des clients.

Contact, Aux viviers de Penfoulic, tél. 02 98 56 83 89.